dimanche 25 octobre 2009
Pomme de terre
Juste parce que j'aime beaucoup et pour fêter l'abandon (pas tout à fait ok) du rose sur ce blog
Blair et le Peuple de Gauche Pomme de terre
envoyé par fabien_legeron. - Regardez d'autres vidéos de musique.
lundi 19 octobre 2009
Parmentier de céleri
Hello,
Atchoum!.........y'a de la poussière ici, il faut dire que voilà, ça fait un bout que je n'étais pas passé sur mon blog et il va falloir que je fasse le ménage d'automne. (Dès que j'ai la tête à me plonger dans les tutos blogs, je refais la déco, ce blog me sort un peu par les trous de nez côté look)
Merci à ceux (celles :) ) qui sont venus aux nouvelles, Pilou et moi, on va bien et on a passé un très bel été, pleins de fées, de lutins, de sapins, de rencontres, de convivialité et de salades de tomates.
Les vraies tomates.
Tu sais, celles qui n'ont besoin de rien pour être, la tomate que tu arroses tendrement d'un filet d'huile d'olive, d'une pointe de balsamique, de poivre fraîchement écrasé au mortier et d'un peu de fleur de sel.
La vraie tomate touche à sa fin, on lui dit à l'été prochain et on est content d'avoir congelé un peu de coulis pour l'hiver.
Hier, j'ai vécu ma première neige, sur les massifs jurassiens, côté suisse, un mélange joyeux de couleurs d'automne saupoudré de flocons neigeux, un froid vif, piquant, revitalisant, une bonne excuse pour manger des beignets au fromage le midi et se coucher tôt le soir ^^
Dans mon panier de légumes hebdomadaire, le céleri rave a fait son apparition, joli boule blanche surmontée de tiges vertes et feuillues. Et puisque c'est l'automne (l'hiver?), j'ai à nouveau besoin de plats chauds, réconfortants. Alors le céleri est allé se mélanger à la pomme de terre, a rencontré de la viande hachée et ça a donné un parmentier de céleri.
Pour ce faire :
Peler une boule de céleri de taille moyenne et la frotter avec un citron coupé en deux(ça l'empêche de noircir)
Découper la donzelle en morceaux et la plonger dans une casserole d'eau bouillante .
Lui adjoindre la compagnie de trois petites pommes de terre pélées et découpées itou.
Rajouter quelques feuilles de céleri pour renforcer le goût et un peu de sel.
Faire cuire jusqu'à ce que le tout soit très tendre.
Pendant ce temps, faire revenir à la poêle de la viande hachée, en gros dans les 150g, dans un peu d'huile d'olive, avec un oignon blanc coupé en lamelles et une gousse d'ail dégermée et éclatée en tout petits morceaux. Et du sel, et du poivre. Adjoindre une giclée de vin blanc en fin de cuisson pour décoller les sucs de cuisson, réserver.
Égoutter les légumes, enlever à la mano les feuilles de céleri et écrabouiller le tout au presse-purée. Rajouter un peu de lait demi-écrémé, bio et pasteurisé (le lait UHT est une vacherie pour ta santé). Mélanger sans agressivité pour obtenir une purée crémeuse et onctueuse.
Dans un petit plat à gratin de célibataire, allonger une couche de purée, installer la viande dessus et recouvrir du reste de purée.
Parsemer d'un peu de beurre coupé en morceaux, balancer dans le four, chaud, pour un certain temps. Quand c'est gratiné, c'est prêt.
Verdict : Je suis à peu près sûre que tu peux en faire manger à tes enfants, ça passe plutôt bien. Avec une petite salade composée en plus, bingo, t'as quasiment tout ton minimum légal de légumes pour la journée. Si tu as besoin de prendre du poids, ne te prives pas et rajoutes dans la purée de la crème et du beurre. Tu peux même parsemer le dessus du gratin avec plein de fromage râpé. Tu reçois des amis et tu veux te la péter? Remplaces la viande hachée par du canard confit effiloché.
A tout bientôt!
samedi 8 août 2009
Sirop de sapin
Hello,
L'histoire aurait commencé un mois de juin à une conférence sur les plantes médicinales de montagne donnée par un monsieur nommé Gilles Hiobergary. Cueilleur professionnel et passionné d'ethnobotanique, Gilles nous ramène aux temps pas si lointains où l'homme cerné par la neige dans ses montagnes se devait de se soigner au mieux avec les plantes autour de lui.
Un exemple, saviez vous que la confiture de myrtilles se trouvait autrefois dans l'armoire à pharmacie? Il s'avère que la myrtille est une excellente plante digestive, anti-diarrhéique, qu'elle renforce l'acuité visuelle nocturne et qu'elle est un bon tonique, riche en vitamine C.
Heureusement, Gilles anime aussi des stages. Et plutôt que partir en vacances loin, je suis partie à la découverte des plantes et la fabrication des remèdes familiaux en sa compagnie.
Le tout s'est déroulé au Grand Bornand, Haute-Savoie.
Dans toutes les merveilles que Gilles nous a présenté, il y a en une qui n'exige aucune connaissance en botanique et n'entraîne aucune confusion possible avec une plante toxique.
Cette plante, c'est le sapin. On peut prendre aussi de l'épicéa, c'est exactement pareil au final. Le sapin est une très bonne plante pour les voies respiratoires. Elle décongestionne c'est à dire qu'elle calme l'inflammation, désinfecte et est tonique. On peut en faire des tisanes, des sirops et des liqueurs.
Pour ce faire :
1-S'équiper de chaussures de marche, d'un chapeau pour la tête ou d'un petit pull pour le froid, d'une gourde d'eau et d'un sac en tissu à mettre en bandoulière.
2-Constater qu'il est pas évident de reconnaître la différence entre un épicéa et un sapin. Apprendre qu'un sapin se reconnait à ses pommes plantés vers le haut et à ses petites lignes sous les épines.
3-Récolter les extrémités des branches du sapin, les jeunes poussses, celles qui viennent facilement dans la main quand on tire dessus. Retenir qu'une poignée de branchouillettes permet de ne faire qu'une tasse de tisane de sapin, adapter sa récolte pour la quantité souhaitée. Ne pas dépouiller un seul sapin mais dispacher sa récolte sur plusieurs. Choisir des sapins adultes et en pleine forme poussant de préférence loin de la pollution des vilaines voitures et au dessus de 1500m.
4-Une fois rentré, faire bouillir de l'eau dans une casserole. A ébullition, jeter les branches de sapin dans l'eau et préparer une décoction, c'est à dire continuer à faire bouillir pendant 10 mn-1/4 d'heure en couvrant la casserole. Ca sent très bon donc c'est tout bonus pour désodoriser l'appart.
5-Filtrer et remettre à cuire à petits bouillons pendant 15 mn avec autant de sucre que de liquide.
6-Mettre en bouteille et réserver au frais pendant 4 mois maxi. On peut allonger la durée de conservation en rajoutant une cuillère à soupe d'alcool à 40° pour un litre de sirop.
7-Se la péter en mettant une jolie étiquette sur la bouteille pour faire un peu kitch
Si vous êtes sages, je vous expliquerais comment faire de la liqueur de sapin ^^
samedi 18 juillet 2009
Poulet un peu comme un tajine mais asiatique alors
Bonjour,
Le climat par ici est des plus étranges : avant-hier encore, une chape de plomb nous tenait à l'ombre, recroquevillés à côté d'une bouteille d'eau glacée, Pilou n'avait plus la force de jouer et passait ses journées étendu de tout son long dans les coins les plus frais de l'appart et voilà qu'après un orage mémorable, le froid nous prend et, perdre quasiment 15 degrés en deux jours, ça fait tout bizarre. Et en plus, y'aurait de la chance pour que ça neige à 1500 aujourd'hui.
On va rester zen, un coup de frais, ça fait plutôt du bien en contraste avec les températures équatoriales de ces derniers jours et du coup, ça me motive à refaire des petits plats mijotés.
Là, c'est la rencontre entre un assaisonement plutôt asiatique et une méthode de cuisson qui se rapprocherait assez de celle du tajine.
Pour ce faire :
Une demi-journée auparavant (quand il pleut, on a tout le temps d'attendre), découper trois blancs de poulet en morceaux assez gros. Choisir de préférence un poulet de qualité afin d'avoir une bonne tenue à la cuisson qui va être un peu longue.
Mettre ce poulet à mariner au frais avec de la sauce shoyu (c'est de la sauce de soja et de riz, un peu plus douce et moins salée que la sauce soja classique), un peu de vin blanc, beaucoup d'ail, du poivre, un peu de piment de cayenne et un oignon débité en petits cubes.
Pendant que ça marine, se livrer à des activités passionantes, telles que chercher sa polaire et ses moon-boots ou apprendre à faire du feu en frottant deux bouts de bois.
La demi-journée passée, réunir sur la table de la cuisine un poivron vert, quatre carottes, deux courgettes et un oignon. Les laver, les déshabiller et les rassurer en promettant un feu tropical à leur mine frigorifiée. Les tronconner en morceaux assez gros sauf l'oignon qui traditionnelement se verra débité en fines lamelles.
Faire chauffer un peu d'huile d'olive dans une sauteuse et faire danser les oignons à l'intérieur. Dès qu'ils ont un petit blond californien, rajouter les morceaux de poulet et reserver la marinade.
Faire brunir le tout, rajouter les légumes tronconnés, soupoudrer de bouillon de légumes en poudre, verser la marinade et mouiller à hauteur du poulet avec de l'eau bouillante.
Couvrir et oublier le tout à feu très très doux pour une grosse heure de cuisson.
Verdict : Ce type de marinade va très bien avec le poulet, il en relève puissament le goût. La cuisson rend les légumes moelleux et fondants, la seule erreur ici est sur le poivron, un peu amer qui contraste avec le sucré des autres ingédients.
mardi 30 juin 2009
Terrible au chocolat
J'avais fait le vœu pieu de participer au jeu de Nadine "Mon meilleur gâteau au chocolat". Et puis, la vie, tout ça, bref, pas foutue de remettre une participation en temps et en heure.
Faut dire que mon gâteau au chocolat de la mort qui tue, je ne l'ai pondu que hier soir dans ma cuisine. Inspiré directement par l'expérience Laurence Salomon et un mix de plusieurs de ses recettes au chocolat. Et même s'il est hors-concours, je le dédie quand même à Nadine, parce que cette nana, elle s'est engagée à réaliser toutes les recettes qu'on lui a envoyé, même qu'elle en a 130 de recettes.
Alors Nadine au cas où t'aurais encore un petit creux, voilou le terrible au chocolat, rien que pour toi :
Pour ce faire :
Sans aucun scrupule, tu mets à fondre 240 g de chocolat. Je sais, c'est abusé mais faut ce qui faut. Tu rajoutes 50 g de beurre et tu fais attention que le tout ne brûle pas donc un feu tout tout doux.
Tu sépares 4 œufs en blancs d'un côté, jaunes de l'autre.
Tu balances les 4 jaunes d'œufs dans ta masse chocolatée et légèrement refroidie et tu touilles rapidement pour pas que le jaune cuise dans le chocolat tiède.
Tu rajoutes 40g de sucre et tu mélanges à nouveau.
Puis tu mets 4 cuillères à soupe de yaourt nature (ça c'est une idée en direct de chez Laurence Salomon. Et c'est pas con, ça apporte un moelleux de fou) et tu mélanges.
Tu rajoutes les graines d'une gousse de vanille coupée en deux, grattées au couteau .
Tu finis par deux cuillères à soupe de farine que tu incorpores avec plein de concentration pour pas faire de grumeaux.
Avec tes deux autres bras pendant ce temps tu as monté en neige les 4 blancs mis de côté.
Tu réunis les deux choses, les blancs en neige et la pâte au chocolat, avec une infinie délicatesse, vu que tu n'as pas mis de poudre à lever, faut pas casser la structure neigeuse de l'œuf.
A ce stade là, ça fait comme une mousse au chocolat.
Tu beurres un moule, tu verses ta préparation dedans et tu mets le tout à four doux pendant 12 mn environ. C'est cuit quand une lame de couteau plantée au milieu ressort sèche.
Verdict : je suis super contente de moi, la nulle en pâtisserie, j'ai réussi à faire un gâteau qui déchire grave. On sent bien le chocolat et le gâteau fond en bouche
dimanche 28 juin 2009
"Nature et Saveurs", le resto de Laurence Salomon
Hello,
Cela faisait assez longtemps que j'avais envie de tester la cuisine de Laurence Salomon. Chose faite depuis hier et une petite virée sur Annecy.
Cela fait 9 ans que Laurence Salomon a son restaurant sur Annecy. Naturopathe, elle propose une cuisine bio et locale du mardi au samedi midi uniquement.
Je vous propose une petite visite à travers mon menu, si vous passez par la Haute Savoie, n'hésitez pas à tester vous même, bonheur assuré! Pour plus d'infos, son site .
La formule est simple. Soit vous prenez un menu sans vin, 29 euros soit avec vins 39 euros. Laurence improvise en fonction du marché et de la saison, ce sera donc la surprise dans les assiettes!
Nous nous installons à table sur la terrasse et c'est parti!
Amuse-bouche : petit roulé d'aubergine farci aux foies de volaille servi avec une petite sauce au yaourt et une sculpture de courgette jaune aux graines.
Une pure tuerie!
L'entrée : une petite soupette de légumes dans le fond, un jus de persil et une crème tomatée dessus, des copeaux de chorizo, de la graine de couscous et sur les bords, de la tapenade, de l'houmous et du basilic pourpre. J'ai adoré ce plat, très ludique, on trempouille, on mélange, on se régale.
Plat : Servi sur une assiette bateau, le filet de daurade grise accompagné de haricots plat, vert et violet (le haricot violet perd sa robe à la cuisson et devient vert dixit la grande chef elle-même) cuits minute avec une petite fondue d'algues et un voile de gomasio. Cordon de sauce à la dulce sur le tour et crème de tofu soyeux aux herbes sur le côté.
Le croquant du haricot est très surprenant ici, j'ai l'habitude d'une cuisson un peu plus longue. Du coup, faut bien macher!!!! Pas trop apprécié le tofu soyeux, les herbes choisies par Laurence étaient un peu trop anisées à mon goût, c'est la seule chose que j'ai laissé dans mon assiette.
Le dessert : fondant au chocolat et à l'amande servi avec une petite compote d'abricots, des abricots poelés, une glace à l'abricot et du chocolat chaud. T'as beau ne plus avoir faim depuis un moment déjà, tu es au bord de l'orgasme culinaire à chaque bouchée. Il n'y a pas un seul gramme de beurre dans ce fondant et c'est de loin le meilleur que je n'ai jamais mangé
Verdict : il va falloir que j'y retourne, c'est certain!!! Un restaurant que je vous recommande fortement si vous avez envie de tester le bio côté grande cuisine le tout pour un prix très correct!
mercredi 24 juin 2009
Riz complet au chou pointu mais pas seulement
Hello,
Ça faisait un bout que j'avais pas écrit par ici.
Le temps estival a tendance à me pousser dehors et à très peu cuisiner.
J'ai profité d'un refroidissement général (la bise alterne avec les orages, aglagla, on sait plus comment s'habiller) pour concocter un petit plat de riz complet avec ce qui traînait de ci de là dans la cuisine.
J'avais un très mauvais souvenir du riz complet qui me venait de l'enfance, souvenir d'un truc dur à mâcher et un peu sec. En fait, il devait s'agir de riz pas assez cuit, parce que le riz complet, au final, bien cuit, c'est sacrément bon. Il faut juste de la patience, le riz complet, c'est 50 mn de cuisson.
Du riz complet façon paella-risotto
Pour ce faire :
J'ai fait revenir un petit oignon dans très peu d'huile d'olive.
J'ai rajouté deux merguez sorties du congélateur (parce que yes, j'ai un congel maintenant, suis trop contente!) coupées en morceaux.
Et j'ai touillé, les merguez ont coloré le mélange en orangé.
J'ai balancé une bonne rasade de riz complet et j'ai laissé dorer le tout un petit peu en mélangeant bien avec ma cuillère en bois.
J'ai recouvert d'eau bouillante, 2 cm au dessus du riz.
J'ai épicé l'ensemble : sel, poivre, un poil de gingembre, du persil, deux feuilles de combava, bouillon de légumes en poudre.
J'ai rajouté une carotte débitée en petits bâtons et une moitié de chou pointu coupée en quartiers.
Un couvercle, un feu doux et on peut retourner jouer sur son ordi pendant une quarantaine de minutes.
Au bout de ce temps, j'ai rajouté 6 crevettes sorties du congel, le nez planté dans le riz (c'est le bonheur le congel).
Encore 10 mn de cuisson avec le couvercle, un petit temps supplémentaire sans le couvercle parce que j'avais mis un peu trop d'eau (2,5 cm pour être honnête).
Le verdict : c'est pas une paella, c'est pas un risotto mais c'est dans l'esprit. Le riz complet et le chou pointu, c'est un chouette mariage. Je pense qu'un mari ou un enfant pourrait raler mais ca tombe bien, je n'ai pas ce genre d'articles à la maison alors je peux m'amuser!
Edit : Pour répondre à Cookeco et à tous ceux qui se poseraient la même question, le chou pointu est une variété de chou aussi bonne à manger cru que cuit. C'est un des légumes que j'ai découvert par le biais des paniers de l'AMAP. Voici à quoi ça ressemble :
Celui-là est un jeunot, quand ils vieillissent la pointe s'affine un peu comme un pain de sucre
dimanche 7 juin 2009
Galettes de pois chiche aux courgettes
J'avais acheté comme ça par impulsivité un paquet de farine de pois chiche en me disant que ça serait plus simple pour consommer des légumineuses.
Je ne suis pas végétarienne puisque je consomme de la viande mais je n'en mange pas forcement tous les jours, un animal ça coûte un bras à élever en terme d'eau et de travail nécessaire à faire pousser son fourrage et je préfère limiter en quantités et acheter une bestiole élevée avec amour plutôt qu'une triste viande aqueuse bourrée de saletés.
J'ai déjà eu des périodes totalement végétariennes où j'ai eu le temps d'apprendre que pour remplacer nutritivement la viande il y a une alliance magique légumineuses+céréales.
Le goût de la farine de pois chiche me vient de l'enfance sous la forme de la cade. La cade, c'est un truc qu'on achetait sur le marché , c'est un peu la même chose que la socca niçoise.
Les vendeurs amenaient au marché sur une petite charrette à bras, des grands plats noirs et peu profonds où fumait des galettes jaunes avec des petits yeux de brûlé cuites au feu à bois quelques instants auparavant.
On en achetait pour l'argent qu'on avait, 1 franc, deux francs....le vendeur découpait des petits morceaux et les mettait dans un papier.
On se délectait en mangeant les morceaux brûlants et ça calait l'estomac le temps de finir le marché et de rentrer à la maison.
Bref, un délice tout simple.
Ce midi, dans ma cuisine, il y a eu la rencontre entre deux courgettes, un petit bout d'oignon et la farine de pois chiche.
Pour ce faire :
J'ai coupé en petits morceaux réguliers et assez fins deux courgettes vertes foncées, à la robe jeune et brillante. Je les ai mis à dorer dans un fond d'huile d'olive. Salé, poivré.
J'ai rajouté un petit peu d'oignon coupé lui aussi en petits bouts assez fins. J'ai laissé cuire le tout en douceur sur un feu pas violent du tout.
Pendant ce temps, j'ai mélangé environ 60 g de farine de pois chiche avec de l'eau, un peu de sel et deux cuillères à soupe d'huile d'olive pour obtenir un pâte liquide de la consistance de la pâte à crêpes.
Quand j'ai été satisfaite de la couleur des courgettes, j'ai versé ma pâte dans la poêle
Ça m'a un peu fait penser à une omelette à ce stade là........
Quand la galette a été cuite dessous, je l'ai retournée en m'aidant d'une assiette dans la poêle pour cuire l'autre côté. La cuisson a pris environ 20 mn, 10 mn par face, à feu modéré, sinon ça brûle.
Verdict : Plutôt sympa et très nourrissant. Complété avec du pain, ça fait un plat végétalien complet. J'adore le petit goût de la farine de pois chiche. Pour rendre ce plat plus élégant, il faudrait surement le cuire en petites galettes plutôt qu'en faire une grande. C'est très bon froid aussi, ça peut donc s'emmener en pique-nique sans soucis.
mardi 2 juin 2009
Monsanto mis KO par la nature?
J'ai reçu cet email et je dois dire que ça m'a fait tellement plaisir que je ne résiste pas au désir de vous le faire partager!
Côté cuisine, pas trop de recettes, je suis très légumes à l'eau et salades en ce moment :)
>> Objet : BONNE NOUVELLE ou dernier round pour Monsanto ?
>>
>>
> A diffuser largement !
>> Effet boomerang chez Monsanto
>> MONSANTO : Une super nouvelle pour la terre et pour la liberté de culture:
>> Monsanto n'est pas le plus fort ... la nature lui fait un pied de nez!
>>
> Aux États-Unis, cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont du
> être abandonnés par les agriculteurs et cinquante mille autres sont
> gravement menacés. Cette panique est due à une « mauvaise » herbe qui a
> décidé de s’opposer au géant Monsanto, connu pour être le plus grand
> prédateur de la Terre. Insolente, cette plante mutante prolifère et défie le
> Roundup, l’herbicide total à base de glyphosphate, auquel nulle « mauvaise
> herbe ne résiste ».
>>
> Quand la nature reprend le dessus.
>>
>> C’est en 2004, qu’un agriculteur de Macon, en Géorgie, ville située à
>> environ 130 kilomètres d’Atlanta, remarqua que certaines pousses
>> d’amarantes résistaient au Roundup dont il arrosait ses cultures de soja.
>>
>> Les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe ont été
>> ensemencés avec des graines Roundup Ready, qui comportent une semence
>> ayant reçu un gène de résistance au Roundup auquel nulle « mauvaise herbe
>> ne résiste ».
>>
>> Depuis cette époque, la situation s’est aggravée et le phénomène s'est
>> étendu à d'autres états, Caroline du Sud, et du Nord, Arkansas, Tennessee
>> et Missouri. Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and
>> Hydrology, organisation britannique située à Winfrith, dans le Dorset, il
>> y aurait eu un transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes
>> indésirables, comme l’amarante. Ce constat contredit les affirmations
>> péremptoires et optimistes des défenseurs des OGM qui prétendaient et
>> persistent à affirmer qu'une hybridation entre une plante génétiquement
>> modifiée et une plante non-modifiée est tout simplement « impossible ».
>>
>> Pour le généticien britannique Brian Johnson, spécialisé dans les
>> problèmes liés à l’agriculture : « Il suffit d’un seul croisement réussi
>> sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est créée, la nouvelle
>> plante possède un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie
>> rapidement. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et
>> d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore
>> accru la vitesse d’adaptation. » Ainsi, un gène de résistance aux
>> herbicides a, semble-t-il, donné naissance à une plante hybride issue d’un
>> saut entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, devenue
>> impossible à éliminer.
>>
>> La seule solution est d’arracher les mauvaises herbes à la main, comme on
>> le faisait autrefois, mais ce n’est pas toujours possible étant donné
>> l’étendue des cultures. En outre, ces herbes, profondément enracinées sont
>> très difficiles à arracher et 5 000 hectares ont été tout simplement
>> abandonnés.
>>
>> Nombre de cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une
>> agriculture traditionnelle, d’autant que les plants OGM coûtent de plus en
>> plus cher et la rentabilité est primordiale pour ce genre d’agriculture.
>> Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja à Dudley,
>> dans le Missouri, affirme que plus personne ne lui demande de graines
>> Monsanto de type Roundup Ready alors que ces derniers temps, ce secteur
>> représentait 80 % de son commerce. Aujourd’hui, les graines OGM ont
>> disparu de son catalogue et la demande de graines traditionnelles augmente
>> sans cesse.
>>
>> Déjà, le 25 juillet 2005, The Guardian publiait un article de Paul Brown
>> qui révélait que des gènes modifiés de céréales avaient transité vers des
>> plantes sauvages, créant ainsi une « supergraine » résistante aux
>> herbicides, croisement « inconcevable » par les scientifiques du ministère
>> de l’environnement . Depuis 2008, les media agricoles américains
>> rapportent de plus en plus de cas de résistance et le gouvernement des
>> États-Unis a pratiqué d’importantes coupes budgétaires qui ont contraint
>> le Ministère de l’Agriculture à réduire, puis arrêter certaines de ses
>> activités.
>>
>> Plante diabolique ou plante sacrée
>>
>> Il est amusant de constater que cette plante, « diabolique » aux yeux de
>> l’agriculture génétique, est une plante sacrée pour les Incas. Elle fait
>> partie des aliments les plus anciens du monde. Chaque plante produit en
>> moyenne 12 000 graines par an, et les feuilles, plus riches en protéines
>> que le soja, contiennent des vitamines A et C et des sels minéraux.
>>
>> Ainsi ce boomerang, renvoyé par la nature sur Monsanto, non seulement
>> neutralise ce prédateur, mais installe dans des lieux une plante qui
>> pourra nourrir l’humanité en cas de famine. Elle supporte la plupart des
>> climats, aussi bien les régions sèches que les zones de mousson et les
>> hautes terres tropicales et n’a de problèmes ni avec les insectes ni avec
>> les maladies, donc n’aura jamais besoin de produits chimiques.
>>
>> Ainsi, « la marante » affronte le très puissant Monsanto, comme David
>> s’opposa à Goliath. Et tout le monde sait comment se termina le combat,
>> pourtant bien inégal ! Si ces phénomènes se reproduisent en quantité
>> suffisante, ce qui semble programmé, Monsanto n’aura bientôt plus qu’à
>> mettre la clé sous la porte. À part ses salariés, qui plaindra vraiment
>> cette entreprise funèbre ?
>>
>>
>>
>> (on trouve cet article entre autres là http: / / www. altermonde- sans-
>> frontiere. com/ spip. php?article10632)
mardi 19 mai 2009
Potage à la carotte et au pain
La carotte bio en ce moment chez nous, ça donne ça :
Bref, pas sexe du tout, cette vieille carotte qui a passé l'hiver les fesses gelées dans la terre dure, rechapée de l'appétit féroce des cerfs carotophages de passage dans les champs de l'agriculteur préféré.
Du coup, c'est une carotte de composition qui s'offre à nous, une carotte qui se cuisine en exhalant les derniers parfums d'hiver. En attendant les carottes jeunes et follettes aux fanes frétillants, on fait donc une soupette. Et puisqu'on recycle les vieilleries, on lie la soupe au pain dur. C'est la crise qu'ils disent, faut faire gaffe.
Et magie de l'alchimie culinaire, ces vieilles choses après cuisson, ça donne ça :
Pour ce faire :
Choper une carotte âgée, c'est pas trop dur, ça ne sait plus courir vite à cet âge là.
La rajeunir à grands coups d'éplucheur à légumes.
La débiter en petits cubes.
Mettre les cubes à dorer dans un fond d'huile d'olive.
Débiter une échalote en rondelles et rajouter dans la casserole.
Aromatiser à foison : ail, poivre, gingembre, persil, piment d'espelette.
Recouvrir de bouillon de légumes.
Fracasser au marteau une tranche de pain ultra durcie pour obtenir des petits bouts.
Balancer miettes et morceaux dans la soupe.
Laisser cuire et réduire une grosse demi-heure.
10 mn avant la fin, compléter le liquide avec du lait.
Mixer-girafer.
Saupoudrer d'un voile de gomasio.
Verdict :
C'est pas que dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, c'est aussi avec les vieilles choses. Le plein de carotène pour avoir une peau de bébé et une soupette qui passe bien le soir à la fraîche avec tous ces orages qui passent en ce moment.

















